Une histoire de douanes

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Je dédie ce billet à Monsieur le douanier à la longue moustache blanche qui a pris sa retraite il y a un moment. Nous nous ennuyons de votre beau sourire.

La saison d’été est commencée et j’en suis déjà fatiguée! Je dois avouer que mes derniers vols n’ont pas été de tout repos. Voler en Europe, c’est voir du pays, mais c’est aussi vivre avec le décalage horaire, et ça, c’est mortel! Les gens croient que nous passons des jours à flâner dans les rues de Paris ou de Rome, mais la réalité est tout autre.

Bien sûr, nous restons à l’occasion 48 heures ou 72 heures dans une même ville, mais souvent ce sont les agents de bord avec le plus d’ancienneté qui en profitent. Pour les autres, nous faisons le tour du monde en cinq jours. Avec ces nuits de sommeil perdues et cette fatigue qui s’accumulent aux fils du temps, nous devons bien trouver des avantages à être hôtesse de l’air sinon pourquoi continuer? Honnêtement, j’en trouve assez facilement.

En fait, je dirais même que lorsque les vols d’Europe apparaissent enfin sur mon horaire, je suis heureuse de voir s’inscrire les lettres BCN ou CDG. Lors de ces premiers courriers, j’oublie vite le facteur fatigue, car je veux aller à Rome.

Cela m’est égal de décoller à 23 h et de voler toute la nuit pendant huit heures pour n’y passer qu’une vingtaine d’heures. Au moins, j’aurai acheté du parmesan frais. Le premier mois de l’été, je suis prête à tout faire pour me procurer de l’huile d’olive en Espagne ou pour faire un arrêt au Monoprix à Paris afin de faire le plein de mes crèmes préférées.

Finalement, après avoir acheté mon parmesan et mes produits de beauté, une dernière chose s’inscrit sur ma liste déclassant ainsi le facteur fatigue: LE VIN !

Mon plaisir à moi est de remplir enfin mon cellier de bouteilles de vin de qualité que j’aurai achetées à un prix ridiculement moins élevé que celui affiché au Québec.

Le seul problème c’est que la majorité des courriers que nous effectuons sont conçus pour maximiser les effectifs. Nous ne restons guère plus longtemps que 48 heures hors du pays, et ce, même en parcourant la planète entière! Vous vous dites peut-être :             « D’accord, mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans toute cette histoire? ».

Le jugement des douaniers avec le fameux 48h! Voilà ce qui ne tourne pas rond. Au Canada, pour pouvoir rapporter des boissons alcoolisées, il faut être sorti du pays pendant au moins 48 heures. Après ces deux jours, vous aurez ainsi le droit d’importer deux bouteilles de vin de 750 ml chacune sans avoir à payer les taxes. Si vous étiez parti quatre jours ou une semaine, c’est encore deux bouteilles de vin par personne pas plus. Ensuite, il faudra payer. Vous pouvez rapporter six bouteilles si vous le désirez, mais seulement deux d’entre elles ne seront pas taxées. Pour les quatre autres, sortez votre portefeuille!

Ainsi, avec mes courriers qui ne me font sortir du pays que pour environ 44 heures, je ne suis pas admissible à mes deux bouteilles de vin exceptées de taxes. J’ai toujours le droit de rapporter du vin, mais ATTENTION, au QUÉBEC je serai imposée à presque 125 % du prix payé. Et pas de passe-droit! Pourquoi les douaniers laisseraient-ils passer gentiment une hôtesse de l’air exténuée et ses deux bouteilles de vin à 3 euros? Elle doit payer son dû à son gouvernement, et ce même si dans quatre courtes heures elle aura atteint enfin le nombre fatidique de 48 h! Jamais au grand jamais!

Quelques choix s’offrent donc à moi : 1 — Je n’achète pas de vin du tout et je rêve d’obtenir LE courrier qui me fera partir plus de 48 h hors du pays. 2— J’achète des bouteilles de vin quand même, mais à bon marché pour ne pas payer trop cher les taxes (de toute façon, une bouteille à 4 euros en France est excellente donc pourquoi payer plus cher?). 3 — si j’ai un courrier qui passe par Toronto, je ne m’inquiète pas trop avec les taxes, car c’est bien connu, les douaniers ontariens sont plus gentils ou plus compréhensibles que nos douaniers du Québec.

Je m’explique. Au Canada, comme l’alcool est géré par chaque province, il revient à chacune d’elle de décider du pourcentage d’imposition sur l’alcool. Par exemple, au Québec pour une bouteille de vin de 750 ml que j’aurai payée environ 4 euros ou 6 $ canadien, je devrai payer 7.55$ de plus.  Ma bouteille à 4 euros en vaudra maintenant 13.55$ une fois les taxes payées. Ça commence à faire cher pour un vin de table français! Par contre, en Ontario, il semble que les taxes seraient moindres. Après avoir discuté rapidement avec une douanière canadienne, elle m’a expliqué que ma bouteille à 6 $ m’aurait coûté 3.90$ de plus si je l’avais déclarée à Toronto. Mon vin de table vaudrait maintenant 9.90$. Là, c’est bon marché! En tout cas, c’est officiel, la SAQ, la Société d’Alcool du Québec (notre magasin général où l’on peut se procurer de l’alcool) est riche à craquer!

Peu importe que l’on rapporte nos bouteilles de vin en Ontario ou au Québec, il serait vraiment apprécié que les douaniers aient un peu de considération. Vous ne verrez jamais un policier vous arrêter sur l’autoroute parce que vous rouliez à 105 km/h dans une zone de 100 km/h. Ils tolèrent, eux.  La loi c’est la loi et il faut toujours s’y soumettre surtout lorsque l’on est agent de bord. Sans broncher, je reste conforme aux règles et je déclare tout, tout, tout, jusqu’au vieux sachet de gruau qui traîne dans le fond de ma valise. Je ne voudrais surtout pas figurer sur une liste noire et devoir passer à la fouille à chaque retour au pays pour cause de fausse déclaration.

À ce sujet, j’ai un conseil à vous donner. N’écrivez jamais directement sur votre carte d’immigration ce que vous rapportez au Canada, car cela pourrait rapidement se retourner contre vous. Imaginez que vous oubliez un article? Vous aurez fait une fausse déclaration… Je vous suggère donc d’inscrire seulement un OUI à la question :

J’apporte au Canada : viande ou produits à base de viande; produits laitiers, fruits; légumes; semences; noix; plantes et animaux; parties d’animaux; fleurs coupées; terre; bois ou produits du bois; oiseaux; insectes. 

Répondez OUI. Juste OUI. Pas d’énumérations à côté. Le douanier n’aura qu’à vous demander de ce que vous apportez! Un jour, j’ai oublié un aliment de ma liste qui ressemblait à: olives, soupes instantanées, fromages pasteurisés, pâtes, confit de canard, foie gras, ah aussi, un vieux sachet de gruau dans le fond de ma valise. Et bien, j’ai passé à deux doigts d’avoir une amende, car j’avais oublié de mentionner le yogourt de mon restant de lunch!

Considération et jugement seraient simplement appréciés. Et vous, en auriez-vous?

Mise en situation

Nous sommes un vendredi soir. J’opère un vol vers Lyon à 20 h. Je dois être dans l’avion 1 h 20 avant le décollage, soit à 18 h 40. Je traverse donc dans l’aire internationale aux alentours de 18 h 15. En théorie, si je reviens à 18 h 15 dimanche soir, j’aurai légalement mon 48 heures, non ? Je suis pourtant maintenant dans une zone internationale, donc théoriquement « hors Canada »?

Nous décollons vers Lyon. À cet instant précis, ma bulle imaginaire d’espace personnel vient de disparaître. Pendant une bonne partie de la nuit, je marche de l’avant vers l’arrière de l’appareil. Des sept heures de vol, je parviens à m’asseoir environ une heure. À l’atterrissage, je ne vais pas dormir à l’hôtel, et ce, bien qu’il soit maintenant trois heures du matin. Tout l’équipage et moi allons attendre dans l’aéroport un autre avion afin de nous positionner vers Barcelone. Certains enlèvent leurs uniformes et revêtent des vêtements plus confortables. D’autres le gardent, car ils sont trop fatigués pour se changer.

Dans l’avion d’Air France, je dors la bouche ouverte. Je n’ai plus de fierté. Une fois à Barcelone, nous sortons sur le trottoir et attendons notre transport. Quelque dix minutes passent. Où est le transport? Pas de transport! Le directeur de vol part appeler un responsable au bureau des affectations des équipages afin qu’il appelle la compagnie de transport. Il revient quelques minutes plus tard en nous disant qu’il est garé au Terminal 1. Nous sommes au Terminal 2. Nous voilà tous maintenant en train de parcourir l’aéroport l’air défraîchit. Nous arrivons enfin au Terminal 2 et embarquons dans l’autobus. Il est maintenant midi heure locale ou 6 h du matin.

Nous arrivons enfin à l’hôtel vers 12 h 45. Je reçois ma clef à 13 h.  Je prends une douche et je me couche pour trois heures. À  16 h, je me lève de peine et de misère. Je rejoins l’équipage vers 18 h 30 pour souper. J’ai un peu de temps devant moi pour aller à l’épicerie et me dénicher un lunch pour le vol de retour. Une fois au grand magasin espagnol le Corte Inglés, je me plante dans l’allée des vins. Je regarde la sélection offerte : des Marques de Cáceres à 4 euros, des Gran Coronas à 5 euros, des tempranillos qui me sont inconnus. Je ne peux m’en empêcher, j’achète deux bouteilles à 3.50 euros chacune.

Par la suite, je marche un peu dans la ville pour me réveiller et je cours rejoindre l’équipage pour souper. Nous irons manger des tapas tout près de l’hôtel et je serai au lit vers 22 h. Le lever se fera à 9 h du matin le lendemain (3 h du matin au Québec). Conclusion, je n’aurai pas dormi vendredi soir. J’aurai dormi un peu samedi matin. J’aurai mangé par nécessité et j’aurai dormi à moitié durant la nuit de samedi à dimanche. Excellent!

Nous décollons à midi. Temps de vol : 8 h. Durant le vol, les Espagnols restent debout et parlent fort. Je laisse ma bulle imaginaire hors de l’avion. Nous atterrissons à 14 h à Montréal. Je passe aux douanes à 14 h 45.

Sur ma carte de déclaration, j’ai malheureusement coché OUI à la question : Est-ce que vous ou toute autre personne citée ci-dessous dépassez les indemnités en franchise de droits par personne? OUI, OUI et OUI! J’ai été hors du pays pendant 43 heures! GRRRR! Il me manque cinq heures pour avoir mon 48 h! Je vais à la fouille c’est certain!

Je dois avouer qu’il y a du positif dans toute cette histoire de fouille. Pendant tout le processus des douanes, j’ai le droit à trois chances pour m’en sortir vivante. Trois! C’est tout de même raisonnable.

PREMIÈRE CHANCE

Douanier : «Qu’est-ce que vous avez comme nourriture?»

Hôtesse de l’air : «De l’huile d’olive et un vieux sac de gruau (dans le fond de ma valise)»

Douanier : «Vous avez du tabac ou de l’alcool?».

Hôtesse de l’air : «Oui, deux bouteilles de vin à 3.50 euros». (je ne peux pas croire qu’il va me faire fouiller pour payer 6.25 $ par bouteille)

Douanier : Ok. Merci.

Sans un sourire, il m’inscrit un R11 en haut de ma carte d’immigration et inscrit deux bouteilles avec un OK à côté. Wow! Avec un R11 je suis certaine qu’il me laisse passer. Je suis confiante, mais ATTENTION, RIEN N’EST ENCORE CONFIRMÉ!

DEUXIÈME CHANCE

Je descends les marches vers la section des bagages et je m’enligne vers la porte de sortie. Je me prépare à tendre alors ma carte à un autre douanier qui est responsable de récupérer les cartes d’immigration. En regardant le code que le premier douanier a inscrit, il vous dira « Merci, au revoir » ou « veuillez passer à la fouille ». Par contre, il peut aussi décider de vous faire fouiller même si le premier douanier avait indiqué que c’était OK. Soyez donc méfiant. Rien n’est gagné!

Je vois alors sortir brusquement une douanière qui se tient tout près du douanier récupérant les cartes. Elle ressemble à une femme des services secrets russes et me questionne soudainement avec son accent du KGB.

Douanière Olga : « Vous êtes partie à quelle heure vendredi? ».

Hôtesse de l’air : « Hum … 20h ».

Douanière Olga : « Vous n’êtes pas légale alors? »

Hôtesse de l’air : « Non »

Je tends alors ma carte d’immigration inscrite d’un fier R11. Elle la regarde et baisse ainsi les yeux vers les inscriptions DEUX BOUTEILLES. Elle me dit de passer à la fouille immédiatement! Je le savais!

J’attends maintenant en file cordée. C’est un vrai plaisir surtout après s’être levé à 3 h du matin et d’avoir volé pendant 8 h. Je commence à regretter d’avoir acheté du vin.

TROISIÈME CHANCE

Je regarde les comptoirs. Il y a deux femmes et un homme. Je souhaite de tomber sur l’homme. Avec lui, j’ai une chance. Voilà que mon tour arrive. Et merde, c’est une femme! Elle me fera payer, j’en suis sûre. Sans un sourire, elle me dit de déposer ma valise sur la grande table. Je lui dit que j’ai du vin et que je vais payer les taxes, nul besoin de fouiller mes sous-vêtements. Elle fouille quand même. Ensuite, je lui montre ma facture de bouteilles de vin à 3.50 euros ainsi que les bouteilles.

Douanière à la fouille : « Vous êtes partie à quelle heure vendredi? »

Hôtesse de l’air : « 20 h, je suis légale dans cinq heures ». (Je suis entrée dans la zone internationale à 18 h15 donc il me manque quatre heures … Est-ce que ça compte ça?!) 

Douanière à la fouille: « Vous devez payer 13 $, allez payer et revenez me montrer le billet ».

Après avoir perdu « deux nuits consécutives de sommeil», m’être réveillée en plein milieu de la nuit en Europe et avoir mangé un lunch comme s’il était midi; après m’être rendormie profondément pour me faire brusquement réveiller par le réveil de l’hôtel, m’être levée sans café ni brioche et avoir dû attendre d’arriver dans l’avion pour grignoter le moindrement; après m’être dévouée corps et âme pendant des heures à des passagers exigeants, et bien, après tout ça, pouvoir rapporter deux bonnes bouteilles de vin sans payer de taxes et ainsi sauver quelques dollars est selon moi très MÉRITÉ!, surtout lorsque l’on est si près du but avec un 45, 44, ou même 42 heures hors du pays.

Et vous qu’auriez-vous fait? 

Vous avez vécu une rencontre intéressante avec les douaniers? J’aimerais entendre votre histoire:) Laissez un commentaire.

Pour de plus amples informations sur les services frontaliers du Canada cliquez ici

Écrit par Elizabeth Landry

Elizabeth Landry est agente de bord et une vraie passionnée de voyage et des sports nautiques. Elle partage son temps entre Cabarete en République Dominicaine, le Québec et les airs. Elle dirige le blogue L’Hôtesse de l’air depuis 2010 et a écrit trois romans à succès du même nom. Sa boutique #FLYWITHME vous fera voyager à travers le monde !
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25 Comments

25 Commentaires

  1. Audrey

    J’ai déjà oublié un item moi aussi sur ma carte…des chips à la mourtade (un délice, avouez !) et le douanier y est allé d’une longue réprimande….je lui demande si les chips sont maintenant “interdites d’immigration” ? Non, me répond t-il, mais des fois que ça le deviendrait….pfff. Monsieur le douanier, gardien de la santé de l’écosystême Canadien, et mon contenu intestinal que je jetterai dans les égoûts Québécois tout à l’heure, je le déclare aussi ?? Des fois que mon tartare de boeuf Parisien de la veille serait lui aussi en train de mettre en jeu le fragile écosystême Canadien, comme mes chips d’ailleurs….Avec l’économie mondiale, les aliments qui viennent maintenant de tous les pays, ce jeu de bras de fer avec nous est ridicule…comme si toute l’économie de la SAQ serait en péril pour les quelques bouteilles de vin que l’on importe nous même….désolant ;o)) Mais “j’aime ma job !”….

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  2. Sylvain

    Si j’ai tout bien compris de l’histoire c’est ici l’endroit ou passer nos commandes, comme tu
    semble avoir des goût plus raffinés que les miens (j’avoue donner priorité à la quantité qu’à la qualité…) je te donne carte blanche. Tu me contacte aussitôt que c’est prêt.
    Ton nouveau fan.

    Réponse
  3. Zaza

    J’en connais plus d’un qui ne déclare pas son alcool en passant à la douane! Étant donné que je suis Française et que je vis à Montréal, le douanier m’a déjà demandé si j’avais du foie gras avec moi alors que je revenais de CUBA. Je lui ai répondu que je ne savais pas si Fidel Castro en consommait personnellement, mais que je n’en avais pas vu la trace dans les épiceries que j’avais trouvé sur mon chemin dans l’île… Et il n’a même pas pensé à me demander si je ramenais du rhum, comme quoi le douanier s’intéressait plus à ma nationalité qu’à ma provenance. Par contre,je ne savais pas qu’il fallait vraiment tout déclarer, j’ai souvent des bonbons et gâteaux avec moi quand je voyage et je n’ai jamais rien dit au douanier, je trouve ça ridicule…

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  4. Clémence F

    Bonjour ! J’adore vos anecdotes.
    Je suis actuellement en BTS Tourisme (je passe en 2ème année) et j’ai toujours rêver d’être hôtesse de l’air. C’est pour cela que j’aimerai entrer en contact avec vous. Les infos données sur Internet sont très vagues.
    Merci de m’indiquer si cela est possible.
    Cordialement.
    Clémence, 18 ans.

    Réponse
    • elizabethlandry

      Bonjour Clémence,
      Si vous avez des questions n’hésitez pas. Par contre, je dois dire que je suis hôtesse de l’air au Québec. Je crois que cela peut faire une différence qu’en aux informations que vous recherchez peut-être. si je ne peux y répondre, je ferai mon possible au moins:)

      Au plaisir!
      Elizabeth

      Réponse
    • TEIRI

      Cela sert à rien d’être hôtesse de l’air en ce moment. Les compagnies sont toutes entrain de licencier. Ma fille a réussie du premier coup ses examens pour être hôtesse depuis septembre 2011 et jusqu’à ce jour, elle a toujours rien. Elle a été dans pas mal de compagnie: Air France, Emirates, et bien d’autre encore. Elle aussi, rêve d’ être hôtesse de l’air. Mais, je crois que çà restera juste un rêve, oui.

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      • elizabethlandry

        Vous avez raison. Les temps sont difficiles dans ce secteur présentement. Il faut être patient et attendre que le marché aille mieux. Même au Québec c’est la même situation. Je lui souhaite bonne chance tout de même. Au plaisir.

        Envoyé de mon iPhone

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  5. Dave

    Vous pouvez bien vous plaindre, mais le commun des mortels n’a pas la possibilité de ramener deux bouteilles de vin à chaque semaine et, de ce fait, se constituer un cellier assez rapidement. La loi c’est la loi…

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  6. Marie

    Je suis douanière à l’ASFC. Je trouve ça ironique et même effronté que dans l’un de vos billets vous dénoncez les passagers qui essaient de contourner les règlements mais que vous cherchez à faire la même chose. Les douaniers sont là pour appliquer la loi, oui parfois on peut être tolérants et fermer les yeux (surtout en période d’achalandage où la facture pour faire payer les taxes sur une bouteille de vin coûtera plus cher que le salaire du douanier qui fera la facture), mais il n’y a aucune obligation pour nous de donner des passes-droits. Les agents de bord n’ont pas un statut au-dessus des autres voyageurs (tout comme votre chanteuse Mme Pédante), désolée!

    Vous êtes fatiguée une fois à YUL par votre quart de travail et le décalage horaire? Et alors? M. et Mme qui voyage aussi l’est quand il arrive à la porte d’embarquement. Il/elle a dû subir les points de fouille, se déshabiller maladroitement en tentant désespérément avoir l’oeil sur les articles qui sort de la machine à rayon X, faire sa correspondance en toute vitesse (ou au contraire rester enfermé dans un aéroport pendant 5 heures à attendre son prochain vol vers sa destination finale), exhiber sa carte d’embarquement à 4 reprises, traîner son bagage à main (en espérant qu’il trouvera un compartiment de libre dans la cabine), se taper pour la millième fois la chorégraphie des agents de bord et se faire interrompre dans son film lorsque le personnel de bord annonce le passage des articles duty free, et j’en passe. Il/elle n’est pas moins fatigué(e) que vous et pourtant il doit bel et bien se conformer aux lois et règlements de l’aviation (votre boulot) et de la douane/immigration (mon boulot).

    Alors essayez de comprendre notre travail parce qu’il est en fait similaire au nôtre.

    À bon entendeur…

    Réponse
    • elizabethlandry

      Bonjour à vous,
      D’abord merci beaucoup pour avoir pris le temps de laisser un commentaire. Toujours très apprécié peu importe les commentaires. Je voudrais seulement mentionner que je comprends votre point de vue. Prendre en considération le parcours du passager avant d’embarquer dans l’avion est une chose que je garde toujours à l’esprit. Par contre, ce que je déplore souvent dans mes blogues est plutôt le manque de respect car nous tous devons faire avec la situation, vous, le passager et également les équipages. De plus, seulement pour faire une correction; je ne remets pas en cause votre travail. Les lois sont là pour une raison. Par contre, si vous lisez l’article, je dénonce le manque (à l’occasion) de bonne volonté ou de bon sens… Voilà tout. Quand un passager me semble fatigué, totalement à bout ou a besoin d’une quelconque façon d’une petite tape sur l’épaule, je n’hésite jamais à lui offrir quelque chose. Je m’assure de ne pas faire déborder le vase, j’utilise mon bon sens (alors que je pourrais seulement lui charger la bouteille). En déclarant comme il se doit, personne n’essaie de contrer le système … Par contre, à 45 heures et non 48 heures en considérant un aller-retour en Europe, je crois que de la bonne volonté est toujours apprécié. Au plaisir de vous rencontrer derrière le comptoir:) Bonne déclaration!

      Réponse
  7. Marie

    *au vôtre

    Réponse
  8. Marie

    Rebonjour,

    Merci pour votre réponse. Vous savez, ce n’est pas toujours évident quand on est un agent de la paix (les agents frontaliers ne sont plus des douaniers maintenant, mais des agents de la paix au même titre que l’est la police) car dans l’exécution de la loi, on se doit d’appliquer la même règle pour tous. Par exemple, un agent de bord à qui on autorise son exemption à 45 heures, et bien son/sa collègue va s’attendre à recevoir le même traitement de faveur, et l’agent de bord lui-même s’attendra (consciemment ou inconsciemment) au même traitement de faveur la prochaine fois. Sauf qu’on ne peut pas autoriser les exemptions à chaque fois que vous faites une absence de 45 heures! Autrement, on ne fait pas son boulot et à 60 000$ par année, j’estime qu’un agent frontalier doit faire son boulot adéquatement.

    Votre exemple du policier est plus ou moins valable, car un conducteur qui dépasse à 105 km/h n’est pas très bon, car c’est très facile de faire tomber ça en appel.

    Autre chose. Quand je travaillais à YUL (je suis maintenant au commercial à une autre division), on entendait dans la navette les agents de bord qui se vantaient entre elles d’avoir “fait une crosse à la douane” en n’ayant pas déclaré leurs achats….alors qu’il y avait des douaniers habillés en civil dans la même navette! C’est clair que ça n’inspire pas confiance et que certains douaniers ont un préjugé défavorable aux agents de bord (pas tous, certains). Oui, c’est chiant de se faire envoyer à la fouille, surtout quand l’agent à la sortie le décide, mais ça fait partie des formalités quand on voyage.

    Pour ma part, comme bien de mes collègues, je tolérais certaines choses quand le passager nous déclare 3 bouteilles et qu’on sait que des droits et taxes sur une bouteille achetée en France, c’est des pinottes. Ou que la personne dépasse son exemption de 30$ mais que des taxes sur 30$, bien ça fait 4,50$…disons que le gouvernement ne fera pas faillite avec ça, surtout quand on a plein de vols à risque de contrebande sur le plancher et que notre employeur a besoin qu’on fasse des saisies pour que l’Agence continue à recevoir un bon budget l’année suivante.

    Donc, voilà mon pont de vue sur ce sujet 🙂

    Réponse
    • elizabethlandry

      Merci énormément pour ces explications supplémentaires! Voilà des infos qui me font comprendre davantage votre point de vue et je peux comprendre alors votre façon de voir les choses fasse aux équipages. Je ne suis pas surprise d’entendre ce discours et j’agirais probablement pareillement! Si vous avez d’autres commentaires pertinents pour en apprendre sur votre métier, ce sera toujours apprécié/) Au fait… Le mystère des codes sur nos cartes c’est secret ou vous pouvez m’en dévoiler un peu…:) hi hi hi Au plaisir! Elizabeth

      Envoyé de mon iPhone

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      • Marie

        Bonjour,

        Souvent, je dis aux gens que chaque personne dans notre société devrait être obligée de faire le boulot de quelqu’un d’autre pendant un jour ou deux, sur une base régulière. Cela aiderait tellement à la compréhension de “l’autre” dans son quotidien! 🙂

        Concernant le mystère des codes sur la carte, évidemment je ne peux pas rien dévoiler car cela mettrait mon emploi en jeu. La seule chose que je peux vous dire, c’est qu’il ne sert à rien de chercher à comprendre la signification des codes, puisqu’il y a une rotation dans l’utilisation des chiffres 😉

        Je compte bien continuer à suivre votre blogue et y ajouter des éléments si jamais ça adonne!

        Réponse
  9. Jean-Francois

    Merci pour votre blog. Je reviens de vacance et je comprend un peu mieux le système. J’ai eu un R11(en rouge) moi aussi il y a 3h à YUL. J’ai une question concernant les sentances…Cela semble vague un peu ? Si j’aurais ramené 2L de spiritueux au lieu de 1.14L, jusque ou cela peut aller ?
    Donc si on va à l’international…Il est preferable de revenir par Toronto et ensuite faire Toronto-Montreal ?
    Merci encore,
    ps:super beau blog

    Réponse
    • elizabethlandry

      Bonjour Jean-François,
      Non je ne conseille pas de passer par Toronto puis Montréal parce que vous voulez apporter deux bouteilles d’alcool. Les douaniers pourraient vous laisser passer avec vos deux litres, cela revient toujours à savoir sur qui vous tombez. Pour le temps que cela vous prendrait de passer par toronto pour sauver quelques sous, je tenterais ma chance à Montréal. et si jamais il vous font payer trop de taxes, vous pouvez seulement ne pas payer et laisser la bouteille là. Des fois ça ne vaut pas la peine de payer des taxes sur une bouteille pas trop chère. J’ai entendu dire que si vous laissez la bouteille là vous pouvez même demander de la remettre à la reine d’Angleterre… là des papiers doivent être remplis et c’est long pour un douanier à remplir. Je ne l’ai jamais fait. Mais c’est votre droit. Tant qu’à la jeter aux oubliettes autant la donner à la Reine:) Rien de moins! hihi En règle générale, dites-vous seulement que si vous aviez à payer la taxe, le produit en vaudrait-il encore la peine? Pour une bouteille de vin à 3 euros c’est toujours oui. je sauverai encore même en payant les taxes mais pour un alcool fort, je ne crois pas.
      Bref, bonne chance et bons futurs voyages! Merci pour suivre mon blog!

      Réponse
      • Marie

        Ou là là je vais te corriger ici: peu importe ce qui arrive, les bouteilles ou autres marchandises sont TOUJOURS remises à la Reine. Tout devient la propriété de la Reine que ça soit confisqué, abandonné, oublié, perdu dans la zone douanière ou même donné en cadeau…à moins que la bouteille se soit cassée et que ça coule évidemment on va juste la mettre à la poubelle. Et bien sur les aliments non admissibles sont jetés pour des questions sanitaires. Tout douanier qui fait le contraire de ce que je viens d’écrire reçoit une mesure disciplinaire pouvant aller jusqu’au congédiement.

        Et le formulaire d’abandon n’est pas long à remplir. C’est le formulaire K-24 où on inscrit juste la quantité abandonnée (ex: 1.14 de spiritueux), on fait cocher “abandon” et la personne signe…c’est tout. Ça prend 2 minutes.

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    • Marie

      Une chose que les gens doivent comprendre….si vous avez envie de ramener 10 litres de spiritueux: VOUS AVEZ LE DROIT. Mais vous devez le déclarer et payer les taxes c’est tout!!!

      Donc personne ne vous donnera une “sentence” pour 2 litres au lieu de 1.14…On va juste vous demander d’inscrire 2L sur votre déclaration et non d’écrire 1.14!!!! Et ensuite de payer les taxes sur le 0.84L (à moins que le douanier décide d’ignorer la taxe sur cette quantité).

      Ce n’est pas de dépasser la quantité qui est illégal mais bien de FAIRE UNE FAUSSE déclaration! Et ça s’est passivle soit de confiscation OU une saisie et plainte pour contrebande si le montant des taxes éludé est très important.

      Réponse
      • Marie

        Je voulais dire sur le 0.86….je suis endormie ce matin!

        Réponse
        • elizabethlandry

          Exact! Bien gentil de spécifier. Les gens pensent souvent qu’ils n’ont pas le droit de rapporter plus que ce qui est écrit sur la carte. Mais oui en effet ils ont bien le droit. Seulement, moi je me demande toujours si ça vaut encore la peine de rapporter un produit si la taxe devient élevée. tant qu’à faire aussi bien s’acheter nos bouteilles à la SAQ. Sauf si bien sûr que même en payant la taxe, notre bouteille nous revient encore moins chère qu’à la SAQ. Bref, merci d’avoir apporter des précisions sur votre métier. Surtout le truc de la Reine, moi je pensais même que c’était une légende urbaine. En tout cas, la Reine doit en avoir des sacs de bouteilles, de choses perdues à la quantité de monde qui entrent au Canada!

          Réponse
  10. Marie

    Car la plupart des gens ne savent pas lire (50% de la population est analphabète à divers niveaux au Canada…et ce sont des données officielles.) et ne comprennent pas la signification du mot “franchise de droits” ou “exemptions”. Alors vu que les gens ne comprennent pas ce qu’ils lisent, ils ne savent pas interpréter les textes correctement.

    Les taxes sont plus élevées sur les alcools forts que sur les vins. Quand on fait la facture pour le spiritueux, on taxe la teneur en alcool. Si c’est du 40% d’alcool, la taxe est plus élevée que si c’est du 5% par exemple.

    Oui, ça revient souvent cher car au Canada, il y a un droit de douane, une taxe sur l’alcool, parfois une taxe d’accise, la TPS et finalement la taxe provinciale…ouf! Il fait comprendre aussi qu’au Québec le marché des alcools est protégé et réglementé par la SAQ donc ils font tout pour limiter les importations d’alcool. Savais-tu que tu es supposée payer une taxe même quand tu achètes dans une province pour ramener l’alcool dans une autre? Même à l’intérieur du Canada les “importations” sont réglementées.

    Pour la Reine, oui il y a du stock en titi dans les entrepôts mais l’Etat organise régulièrement des encens et quand c’est vendu l’argent est remis à la Reine.

    Réponse
  11. Valerie

    Bonjour , j’adore votre blog et je profite pour demander un renseignement ..je suis française et je vais voir ma fille a Montréal .je part avec mon époux et nous voulons savoir si c’est légal pour la douane canadienne d’emporter un cubi de vin bio de 3 l se qui revient à 4 bouteilles dans une de nos valises , ce qui a mon sens semble correct concernant les quantités de bouteilles par personne . Mais mon souci est que le carton de vin se trouve dans une seule valise et que cette quantité est de 4 bouteilles et j’ai peur que les douaniers pensent que la quantité autorisé sans taxe soit dépasser si nous déclarons rien .pourriez vous m’aiclairer sur se point svp ? Serait il préférable de renoncer à apporter du vin sous ce conditionnement ? Merci de votre réponse .
    Val.

    Réponse
    • elizabethlandry

      Bonjour val, votre question est pertinente mais ne vous inquiétez pas. La quantité est de 2 bouteilles par personne et comme vous êtes avec votre mari vous avez droit à 4 bouteilles. Sachez que vous pouvez apporter encore plus de bouteilles si vous le vouliez mais là les douaniers décideraient de vous faire payer la taxes ou pas. Apportez le vin c’est tellement bon 🙂 bon voyage!

      Réponse

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