Juil 27, 2019 | Anecdotes, Chroniques | 4 commentaires

La fois où des tomates ont failli me le faire payer cher à la douane

par

Il semblerait que les tomates ont décidé de me faire vengeance…

Après des années à faire la guerre au jus de tomate dans l’avion, elles ont bien failli par me redonner la monnaie de ma pièce!

 

Ça se passe à Montréal, aux douanes canadiennes.

Je reviens d’un vol de Rome qui a duré 8h30.

Pour vous donner une idée de mon séjour en Italie, je vous ai fait une liste des activités auxquelles j’ai participé.

  • Départ samedi soir.
  • Réveillée toute la nuit jusqu’à dimanche matin.
  • Sieste de deux heures en arrivant à l’hôtel à Rome.
  • Visite à l’épicerie où j’ai acheté UNE seule bouteille de vin. Pas deux. Seulement une, d’une valeur de 4.20 euros. Je me suis aussi acheté un lunch. Roquettes. Tomates. Parmesan. Pesto.
  • Dégustation d’une délicieuse gelato.
  • Marche dans la ville.
  • Souper avec l’équipage.
  • Dodo à 10 PM.
  • Retour vers Montréal.

TOTAL HORS DU PAYS: 44 h.

La machine & le premier douanier

Lorsque j’arrive aux douanes, je me présente à l’une des bornes automatiques nouvellement installées.

La machine scanne mon passeport et prend une photo de mon visage. (Y’en a jamais une bonne d’ailleurs!)

Par la suite, je réponds à son interrogatoire.

 

EST-CE QUE VOUS DÉPASSEZ LES EXEMPTIONS?

Je coche OUI.

Comme j’ai une bouteille de vin et que je ne suis pas partie 48h, je dois en théorie payer des taxes.

À la question sur les produits alimentaires, je réponds également OUI.

Une fois terminée, je récupère la copie de ma déclaration et je passe voir un douanier en personne.

Le douanier regarde ma carte et me demande de préciser ce que j’ai.

Moi: Un reste de lunch, de la salade, du pesto, du parmesan, des noix de Grenoble. (Hum, me semble que c’est pas mal tout, pensai-je dans ma tête en oubliant de mentionner les tomates.)

Il me dit de passer à la caisse pour payer mon unique et misérable bouteille de vin de 4 euros.

 

La caisse

Je fais la file à la caisse pendant quinze minutes avant de passer devant le «tribunal».

L’homme en uniforme, après avoir constaté qu’il ne me manque que 4 heures pour atteindre mon 48h hors du pays, décide d’être indulgent et me laisse passer sans payer.

Je souris à ce douanier. « Enfin un qui a du jugement », pensai-je.

 

Le dernier douanier

Je poursuis ensuite ma route vers la sortie et remets ma carte au dernier douanier qui en regardant les lettres 87A sur ma carte m’indique de passer à la fouille.

Lorsque j’entre dans la pièce d’inspection, une file de monde attend aussi. Je suis exténuée. Il y a en pour une heure au moins avant de passer. Tout ça pour une bouteille de vin et un reste de lunch! Sérieux!

Je réussis à parler à l’un des douaniers qui me fait passer à son comptoir.

Attention! Elle a des tomates dans sa valise, arrêtez-la!

Pour les besoins de l’article, une tomate canadienne a été utilisée en photo.

 

C’est là que le fun commence!

Il ouvre mes valises. Inspecte chaque recoin. Je vois qu’il cherche la faille, mais ne trouve rien. Pas dans la première valise. Ni dans la deuxième, mais dans la boite à lunch!

Ma boite à lunch. L’arme du crime. Monsieur le douanier sort du basilic. De la roquette en sac et là il tombe sur les tomates. Des belles tomates rouge sang. Direct d’Italie. Les meilleures.

Il pose un regard sur moi accusateur.

« T’as déclaré ça tantôt? »

Moi : « Ben oui, j’ai dit que j’avais un reste de lunch avec de la salade. »

« Ok, mais t’as pas précisé que t’avais des tomates! »

J’écoute son serment pendant un moment. Je n’ai pas menti que je sache… Il semble penser le contraire.

Il part dans son bureau pendant 45 minutes. 45 minutes!

À son retour, c’est une amende de 800$ qui pourrait m’être donnée. 800$!!!!!Pour des tomates!

Heureusement, Monsieur le douanier a décidé lui aussi d’être indulgent et de m’avertir à la place.

Je l’ai remercié 1000 fois.

 

Un ami policier m’a dit :

« Si tu craches dans le visage d’un officier de police, tu reçois une amende de 250$ »

Comme vous voyez, au Canada, on a les priorités aux bonnes places!

 

Bienvenue au Canada!

 

PSSST… En revenant chez nous, j’ai découvert deux restes de tomates dans mon Tupperware.

Pensez-vous j’ai mis en danger les productions de tomates canadiennes pour les prochaines années?

 

 

Écrit par Elizabeth Landry

Elizabeth Landry est agente de bord et une vraie passionnée de voyage et des sports nautiques. Elle partage son temps entre Cabarete en République Dominicaine, le Québec et les airs. Elle dirige le blogue L’Hôtesse de l’air depuis 2010 et a écrit trois romans à succès du même nom. Elle a vécu en Espagne et en Équateur et compte parmi ses destinations favorites: Hawaii, le Portugal, la Corse, le Brésil et bien d’autres car le monde reste à découvrir.

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4 Comments

4 Commentaires

  1. Robert Lord

    J’ai un oncle qui lors d’un voyage de deux semaine au USA a été bloquer à la douane pendant des heures parce qu’il avait crever un pneu et avait du le remplacer par un neuf. Il s’en est finalement tiré en payant la douane sur le pneu. Il aurait mieux fait de revenir a trois roue en tirant sa roulotte.

    Réponse
    • Elizabeth Landry

      Mais voyons c’est donc ben ridicule! J’ai vraiment de la difficulté avec le manque de jugement…

      Réponse
  2. Mat Boh

    Dans les années 60 un immigrant hongrois a amené avec lui des saucissons qui contenait une peste procine qui a fait des ravages. … Et depuis c’est comme si rien n’avait changé. Les normes que ce soit pour la viande ou pour les fruits et légumes sont bien plus sévères en Europe qu’au Canada et les douaniers appliquent des normes qui étaient correctes dans les années 60. Parle en a ton député fédéral pour faire évoluer les choses

    Réponse
    • Elizabeth Landry

      Ou je vais juste faire avec. Merci pour la précision:)

      Réponse

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