Un miracle en République Dominicaine

 

Dans la vie, les Dominicains sont reconnus pour être des gens relax et chill. C’est vrai sauf sur la route. La circulation en République Dominicaine est chaotique.

Ils klaxonnent sans arrêt. Filent à toute vitesse comme s’ils allaient être engloutis par un tsunami. Ils passent sur les rouges. Ils vous coupent le chemin de toute part.

On se croirait dans un film de Rapide et Dangereux.

On dit que si vous pouvez conduire en République, vous pouvez conduire partout.

    Motoconcho cabarete

Il y a des règles de conduite bien entendu, mais personne ne les suit. Malgré tout, les policiers vous arrêtent quand même. Selon leur humeur. Ils peuvent même vous apporter en prison pour un rien. Juste pour y passer quelques heures. Comme ça tout bonnement.

Visage blanc signifie « argent » et donc l’occasion de vous soutirer quelques dollars.

C’était d’ailleurs cette anecdote sur les policiers et l’autorité que je voulais vous raconter lors de mon dernier article mais j’ai dérapé sur l’anecdote de Cruela dans l’avion.

Mais nous revoilà !

Haut les mains je vous arrête !

Deux fois je me suis faite mise de côté pour ne pas porter mon casque. MEA CULPA !

« Vous n’avez pas votre casque alors je vous donne une amende » me dit le policier.

Je regarde autour de moi. Tous les conducteurs de moto ne portent pas de casques. C’est juste que tant qu’à donner des amendes, donnez-en pour vrai à tout le monde…

Et même si je prône cet argument, je sais bien que le policier ne me laissera pas une chance. Je préfère recevoir l’amende plutôt que de lui offrir quelques dollars pour me laisser partir.

En moto, je ne prends plus de chance. Pour ma sécurité bien sûr et pour éviter les problèmes, je porte mon casque et je suis les règles, même si personne ne les suit.

Traffic à la plage

 

Mais dernièrement un miracle s’est produit.

Mon amie m’invite à me joindre à elle pour faire des achats à Puerto Plata. L’épicerie où nous irons offre une sélection beaucoup plus grande qu’à Cabarete. Je saute donc sur l’occasion.

Arrivées en ville, nous faisons plusieurs arrêts. Un premier stop pour acheter des assiettes et autres bric-à-brac. Un autre dans un liquor store. Et finalement, au Jumbo, la grande épicerie.

Nous sommes en route vers notre deuxième arrêt. La circulation va bon train. Nous suivons les autres voitures qui avancent rapidement. Soudain, j’aperçois un policier en plein milieu du chemin. Les voitures lui passent à côté. Il n’arrête personne jusqu’à ce qu’il nous aperçoit, deux blanches dans une voiture…sans ceinture attachée.

Puerto Plata vu du Parque National Isabel de Torres
Encore une fois, MEA CULPA. On ne suit pas la loi de la ceinture et cet homme a toutes les raisons de nous arrêter sauf qu’il vient probablement de laisser passer une centaine d’automobilistes devant nous, qui eux aussi, n’avaient pas la ceinture attachée.

Encore une fois, tant qu’à appliquer une loi, appliquez-la pour tout le monde !

Je vous entends déjà vous offusquer. Quoi ? Tu sais bien que c’est important de s’attacher dans une voiture. Bien oui, bien oui, je le sais ! Et je peux aussi vous dire que lorsque vous vivez dans un pays où les lois sont plus lousses, vous en profitez pour ne pas mettre votre ceinture entre deux magasins situés à 100 mètres de distance l’un de l’autre.

 

Revenons au policier.

« Hola señora, vos papiers s’il vous plaît »

Mon amie ouvre son porte-monnaie et fait semblant de chercher.

 

 

« Vous n’avez pas votre permis de conduire ? » comprend rapidement l’homme en uniforme.

 

« Oui je l’ai, sauf que je suis partie rapidement ce matin et je l’ai oublié à la maison ! »

 

« Vous savez que si vous n’avez pas votre permis de conduire en conduisant je vais devoir vous retirer la voiture… »

 

Panique à bord. Mon amie cherche partout dans la boîte à gants pour montrer qu’elle a tous les autres papiers. Son passeport, sa cedula dominicaine (carte de résidence), les papiers de la voiture.

 

« Pourquoi vous avez une carte de résidence ? Vous êtes mariée à un Dominicain ? »

 

Pantalon Bali en vert

 

Le policier curieux de savoir cette information.

Non, pas de copain. Juste plusieurs années qu’elle vit dans le pays.

 

« Si vous vivez ici depuis longtemps, vous connaissez la loi. »

 

On voit bien qu’il attend que nous sortions quelques dollars. Le pire c’est que nous n’avons pas d’argent comptant sur nous.

Il réfléchit.

 

 

 

La police qui a apporté quelques surfeurs en prison lorsque c’était interdit

de surfer au début de la pandémie.

 

 

« Vous avez commis une faute, je ne peux pas vous laisser partir comme ça. Vous savez bien… »

J’étais restée muette tout le long du côté passager, mais je me suis dit qu’il était peut-être le temps d’essayer de l’amadouer.

« Oui, vous pourriez nous laisser partir… » ajoutai-je, l’air timide.

 Le policier me fixe à mon tour, armé d’un grand sourire.

« Ah oui ? C’est comme ça qu’on fait dans votre pays ? 

« Oui. Dans mon pays, on nous laisse une chance des fois… » tentai-je de le convaincre.

« Retirez donc vos lunettes que je vous vois bien. », demande-t-il intrigué.

« Oh et elle a des beaux yeux bleus en plus ! »

Même habillé en policier, difficile de faire sortir le Dominicain en lui. Autant en profiter.

Armée d’un grand sourire et de quelques battements de cils, j’ai réussi à le charmer. Une vraie victoire !

Selon ma théorie, s’il nous arrêtait pour la première fois, il devait nous laisser partir, mais s’il nous reprenait en faute à nouveau, pas de passe droit ! Comme au Canada ! Un beau mensonge bien placé! HAHA!

Si seulement c’était toujours comme ça au Canada. Ne serait-ce pas agréable ?

 

 


 


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